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Des nouvelles pas très gaies parce que ça arrive de naître pas très gai...
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Mademoiselle O
Des nouvelles à vocation érotogène...
La mini-jupe rose (6 juillet 2007)
  Le campanile (25 juin 2007)

    
Chroniques
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Des observations sous forme d'histoires sur la vie d'hier, de maintenant et de plus tard.
Parking (24 juin 2007)

    
Lusiades
Des chroniques portugaises en versions françaises et portugaises traduites par Ethy'.
Encore des histoires sur la vie, spécifiques au Portugal.
Pas maintenant Antonio ! (30 septembre 2007)
Bientôt traduite en portugais par Eth'y

   
Pinupe
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et même de me donner des idées ! Des petites e-connes à claquer !
Secouez-moi pas !!! (15 juin 2007)

   

Résumé des épisodes précédents...
   

Comme je te l'ai déjà raconté, petite Mademoiselle O, c'est à cause de cette fichue mini-jupe rose que j'ai dûMiniJupeRose.jpg quitter cette fille, cette Italienne qui comblait pourtant tous mes désirs, tous mes plaisirs, tous mes rêves, des plus romantiques aux plus scandaleux. Tu sais aussi, par une autre de mes confidences, qu'elle n'hésitait pas à jeter par delà les frontières le moindre de ses vêtements quand l'envie lui en prenait. Que c'était plus qu'un jeu pour elle, une véritable nécessité, et aussi souvent le besoin de me mettre à l'épreuve, de me tester, de juger du désir que j'avais d'elle et à quel point elle pouvait m'obliger à me soumettre à ses fantasmes.

Elle voulut le faire une fois encore, une fois de trop.

Je la rejoignais souvent à l'heure du midi. Elle travaillait dans un de ces buildings glacés de verre et de fer, et moi, non loin, j'avais mon petit atelier où je passais la journée à essayer de donner vie à mes marionnettes. Au pied de son immeuble à l'aplomb de son bureau, un fast-food clinquant disposait ses tables dehors au soleil dès que les premiers rayons du printemps perçaient les filoches de nuages. Quand j'arrivais à son étage et que je constatais qu'elle avait enfilé cette mini-jupe rose, je savais que j'allais devoir encore subir la terrible épreuve de l'ascenseur.

La règle en était simple : il suffisait pour elle de retirer sa culotte, souvent une infime peau d'ange, et par la fenêtre entre-baillée de la laisser choire et virevolter jusqu'à ce qu'elle atterrisse délicatement sur la table d'un de ces jeunes cadres aux dents longues qui engloutissait un cheeseburger à la terrasse de l'infâme restaurant. Je n'avais alors que quelques instants pour descendre quatre à quatre l'escalier de secours, pour tenter de la récupérer, pendant qu'elle, le corps à moitié dans le vide faisait des grands signes à la cible atteinte en criant "c'est à moi, excusez-moi, pouvez-vous me la ramener, je suis là, au septième".

Ma mission, à moi, c'était d'arriver en bas avant que l'autre n'ait pris l'ascenseur et d'essayer de le convaincre par tous les moyens qui me restaient, le souffle haletant, les jambes brisées, de me rendre l'objet de convoitise. Ce qui n'était déjà pas une simple négociation.

Mais parfois il arrivait que, pour ramener le trophée jusqu'à sa propriétaire, le jeune loup se sente pousser des ailes et que, bien avant que j'aie eu le temps d'atteindre le rez-de-chaussée, il parvienne à s'engouffrer dans l'ascenseur pour le septième ciel. Je n'avais plus le choix que de remonter les maudites marches assassines, toutes mes chances alors quasiment anéanties. Ma belle italienne, toujours penchée dehors proposait délicatement au vainqueur un point de vue inoubliable sur son petit derrière à moitié nu et rond qui s'offrait, sans pudeur, au ras de cette maudite mini-jupe rose. Ah ! Qu'il était merveilleux ce postérieur, ferme, lisse, tatoué de ce petit dragon bleu, et bronzé jusqu'au plus profond de son intimité.

Au fait, petite Mademoiselle O, comment font-elles les Italiennes pour être ainsi délicieusement hâlées, même dans le tendre sillon qui partage les courbes fabuleuses de leurs fesses ? Ça restera malheureusement un mystère pour moi, sauf si tu veux bien me soulager, un soir de tendresse, de cette interrogation qui me hante encore...

Sans se retourner, et sans même chercher à savoir qui lui ramenait sa lingerie intime, elle ondulait légèrement des hanches, ce qui remontait encore un peu plus sa jupe définitivement indécente.

La suite, je ne pourrais la raconter que si c'était moi qui arrivais le premier. Et je te laisse imaginer ce que je pouvais avoir de désir, et de récompense aussi, pour et par celle qui me faisait courir sur la tête, à m'en ôter le souffle, à m'en arracher le coeur.

Hélas, il arrivait parfois, souvent en fait, que la cabine de ce maudit ascenseur soit déjà à l'étage quand j'y parvenais enfin. Les mains vides, je n'avais plus le droit d'entrer dans le bureau des rêves, et je redescendais lentement, le coeur lourd, le pas traînant, par l'escalier ennemi.

Sur le parvis, je ne me retournais pas, mais je la savais là qui me regardait disparaître, toujours accoudée à sa fenêtre, les hanches battues au rythme d'un assaut concurrent, la peau frissonnant de caresses.

J'ai cessé de fumer, j'ai fait de la musculation, je suis allé courir tous les matins dans des rues disgracieuses, j'ai ingurgité des litres de boissons vitaminées... Mais je n'ai pu que constater que j'échouais de plus en plus souvent dans ma quête à remplir ce Graal sans fond. Je vieillissais, sans doute. Je ne pouvais plus me permettre les luxes d'une mini-jupe rose, ma santé mentale en devenait chancelante.

Il arrive que mes pensées me traînent, sans le prévoir, au pied de ce triste bâtiment. L'affreux restaurant n'existe plus. Alors il me faut, sans attendre, fermer fort les yeux, boucher mes oreilles et fuir sans me retourner. A chaque fenêtre de mes souvenirs, une Italienne fait des grands signes de ses bras, implorant un secours urgent.

Et sur mon âme tombe une neige intime de dentelles multicolores.

 
par Minuitdixhuit
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Seminaristes-copier.jpgElle m'avait promis une surprise pour le début de la soirée, à condition que je la suive sans rien demander, sans poser de question et de lui obéir sans sourciller.

Dans ce petit village de vacance du nord de l'Italie il y a un campanile. Sais-tu ce qu'est un campanile petite Mademoiselle O ? C'est simplement un clocher qui ne se trouve pas accolé à l'église mais éloigné de quelques dizaines de mètres, comme une tour, séparé. Il y en a de célèbres, comme celui de Pise, que tu connais sûrement. En moins haut et moins penché, celui de ce village lui ressemble : même escalier en colimaçon qui le gravit par l'extérieur, même sentiment d'élévation, même éclairage nocturne sensuel et troublant... 

Elle vivait à Paris mais elle était du lieu et je goûtais son délicieux accent depuis plusieurs mois déjà... L'endroit était désert. Elle m'avait dit de rester en bas. Elle était montée. La nuit commençait à tomber, je l'avais perdue de vue dans les dernières marches, puis j'avais deviné sa silhouette évanescente, parvenue tout en haut. Et tout avait alors commencé. 

A l'heure exacte les lumières de la tour s'étaient embrasées toutes ensemble, comme des feux de la rampe, pour un spectacle bien réglé. Et elle m'était apparue, superbe, dans sa tenue légère, parcourant les balcons, disparaissant à chaque tour, puis réapparaissant, chaque fois un peu moins vêtue, ses sandales jetées par-dessus la rambarde au premier tour, puis sa chemise de lin qui flotta légèrement au gré de la brise. Au troisième tour sa jupe s'envolait dans un bruissement d'aile, au tour suivant son soutien-gorge, papillon de nuit, se posait délicatement dans les branches d'un vieux chêne ravi. Elle parcourait chaque étage d'un pas de déesse, toujours effrontée, le menton relevé, les hanches et les seins dansants au rythme de son défi. 

Les choses se compliquèrent à l'étage suivant. 

Elle était maintenant derrière la tour et j'attendais son apparition délicieuse quand un groupe de séminaristes en soutane entreprit l'ascension du campanile. Ils étaient quatre, jeunes, vigoureux, turbulents et joyeux. Je me mis à appréhender l'instant où elle surgirait, faisant tournoyer son ultime dentelle au-dessus de sa tête, stupéfaite et paniquée, sous leurs nez rougissants. L'idée de sa rencontre avec le groupe me terrifia d'abord, puis doucement me parut une agréable coïncidence, un imprévu qui pimentait son défi. Elle ferait peut-être moins la fière, je pourrais la consoler tendrement de ses frayeurs. Abuser un peu, peut-être... 

Ils se sont croisés de l'autre côté, hors de ma vue. J'ai attendu un temps qui m'apparut atrocement interminable. Puis un à un, rouges et essoufflés, je vis les séminaristes titubants sortir de la pénombre de l'étage supérieur. Je les comptais, inquiet, un, deux, trois... puis un long trou noir. Ce n'est que bien après que le dernier parut enfin dans la lumière des projecteurs. Il serrait compulsivement dans sa main une sorte de voile aussi transparent et léger qu'une aube de religieuse, qu'une aile d'ange ou qu'un string de soie fine. A son visage auréolé, on aurait juré qu'il avait atteint une sorte de ciel inaccessible à la seule spiritualité... 

Puis ma belle m'est enfin revenue, dans sa nudité candide, la mine boudeuse. Son front et l'intérieur de ses cuisses luisaient étrangement. Je l'ai enveloppée de mes bras, puis vêtue du pull ample qu'elle m'avait fait emporter. Dans l'herbe, je n'ai pu récupérer que ses sandales, tout le reste s'était envolé dans les cieux… 

En la cajolant, je lui ai murmuré "pas de chance". 

Elle m'a répondu dans un soupir "oui, d'habitude, ils sont plus nombreux". 

par Minuitdixhuit
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Je pense à ma fille. Elle dort maintenant. 

C'est pour elle que j'étudie le jour et que je garde ce parking la nuit. 

Quand j'ai fait l'amour avec ce mec, c'était dans ma chambre d'étudiante, j'étais tellement consentante, j'étais tellement heureuse, tellement amoureuse de son air d'enfant perdu sur un manège que j'ai même pas senti qu'il n'avait pas mis de préservatif, la deuxième fois qu'on faisait l'amour de cette nuit. La première fois c'est moi qui lui avait mis.
Et j'ai gagné la queue du Mickey.
 Man--ge.jpg

On est tellement conditionnée que je n'ai pensé qu'au sida quand je m'en suis aperçu. C'était au matin. Ça coulait un peu d'entre mes cuisses, mais lui il avait disparu de moi. 

J'ai pas mis longtemps à comprendre que ce n'était pas cela que j'avais attrapé. 

Et puis j'ai voulu garder tout. Je ne sais pas pourquoi. Je l'aimais pour rien ce mec et j'ai du penser le prolonger un peu au travers de mon ventre. J'ai peut être regretté après, mais plus maintenant, non vraiment, elle illumine mon coeur de ses yeux... Seront-ils aveugles comme les miens ? 

Elle ne lui ressemble même pas. Tant mieux, lui, je ne l'ai plus dans mon coeur. Le temps... Ça sert à ça le temps.  

A la sortie du parking, il y avait un mec très mignon qui donnait l'air d'avoir perdu son ticket de manège et qui m'avait demandé comment faire. J'avais envie de lui dire que s'il voulait... je lui ouvrirai la frontière de mes désirs. 

Et j'ai effleuré le bouton magique que j'ai là à ma disposition, et la barrière s'est redressée. 

Alors, comme la voie était libre, il s'est engouffré... Et il a disparu.

 

par Minuitdixhuit
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La bonde résistait aux efforts d'extraction. Et la fille tentait en vain d'en agripper le caoutchouc bloqué par la pression de l'eau. Mais ses ongles étaient bien trop ras, rongés presque jusqu'à la racine. Impossible de prendre prise. Elle aurait pu songer à paniquer, à perdre pied, mais elle n'en avait déjà plus la force. Elle le savait. Même cela lui semblait à présent une épreuve. Elle était prête à se noyer, sereinement.   

Assise dans le peu d'eau du fond de la baignoire, elle regardait sans haine, entre ses jambes ouvertes, laBonde-copier.jpg valve coincée.

C'était le premier bain qu'elle prenait depuis déjà longtemps. Auparavant sa vitalité la portait plutôt à la douche. Froide. Mais elle était juste fatiguée maintenant. Alors elle s'était blottie comme une larve d'insecte au creux d'une flaque tiède qu'elle espérait douce et protectrice et qui la bercerait dans l'ailleurs où elle survivait maintenant, sans violence, sans souffrance. 

Et puis il y eut un bruit visqueux, comme un baiser inabouti qui claquerait dans le vide et la bonde s'éjecta. Aussitôt, l'eau en s'échappant, se mit à tournoyer autour de l'oeil du siphon dans un grincement de succion qu'elle ressentit obscène. Et il lui revint confusément, qu'enfant, cette plainte impudique la troublait, parfois jusqu'à la terreur, au plus essentiel de son intimité. Elle en fut parcourue à nouveau de ce même frisson violent qui se muait peu à peu en une pulsion profonde hachée de sanglots intolérables et, presque, ou souvent, en une sensation indécemment orgasmique. Elle tenta de s'extraire sensoriellement de cette réminiscence ambiguë, fermant les yeux, obstruant ses oreilles, cessant toute respiration, toute pensée, tout contact à la réalité, essayant de se noyer dans ce qui lui restait du présent qu'elle vivait en passé. Mais quand elle revint à la surface, elle vit alors, dans l'eau qui s'écoulait, ce mince filet de sang rouge qui s'échappait d'entre ses cuisses comme d'une blessure à sa vie, pour se vidanger par le siphon vers les égouts maintenant débordant du village. Elles étaient donc revenues. Les indésirées. Et cette arrivée tardive trahissait ce qui lui restait d'espoir : une vie en elle, une survie, le prolongement d'un être. De l'intérieur elle ressentit une pression sourde et posa à plat les mains sur son ventre. Elle attendit avec une patience naïve et dérisoire. Il lui fallait donc encore un peu de temps pour perdre espoir.
C'était cela son ultime courage.
 

Il n'y eut pas d'autre coup de pied. Juste encore une onde d'angoisse semblable à la première. Alors seulement, elle se laissa glisser lentement à la résignation. Maintenant elle ne porterait plus que la solitude en elle. Dehors, l'incessante pluie d'automne redoubla furieusement. Et il pleuvait ainsi depuis bientôt longtemps. 

Ce matin là de plusieurs jours avant, sous le pianissimo des premières pluies qui annonçaient l'octobre, il l'avait réveillée avec tendresse et malgré la fatigue des dernières nuits courtes de cette fin d'été sans vacances, ils avaient fait l'amour avec passion et aussi avec ce même désir d'avenir. Et ce fût bon comme une certitude. Puis, inévitablement, ils se séparèrent et, encore anéantie de lui elle roula sur sa hanche, scellant intimement ses cuisses pour mieux garder en elle l'espérance déposée. Elle s'apaisa. Il la regardait en silence, clignant seulement des yeux sur cette nouvelle tentative de vie, comme s'il pouvait ainsi, de ce seul mouvement d'âme, retenir et faire germer ce qu'il avait enfoui en elle.

On y arrivera, murmura t'elle, ou on recommencera jusqu'à y parvenir.
Puis elle se rendormit et il se contraint à quitter le parfum tiède de sa complicité. Elle n'entendit pas le feulement de la moto s'évanouissant au sommet du chemin, là où il longe le ravin du ruisseau.  

A peine quelques instants, et un choc diffus à l'abdomen la réveilla brusquement, l'extirpant sans ménagement de ses rêves de rondeur. Dans son brouillard, elle en conçut un étrange et paradoxal sentiment. Elle sourit d'abord à sa puérile impatience à sentir déjà les soubresauts de vie en elle et se moqua tendrement de sa hâte au désir de fécondité. Pourtant, par instinct, elle porta quand même ses mains sur son ventre plat, comme on impose un miracle. Mais presque aussitôt la pression devint douleur et une insupportable angoisse envahit ses entrailles. Elle s'assit lentement sur le rebord du lit, cherchant d'un regard flou à distinguer une réalité encore indéchiffrable. La pluie maintenant cinglait violemment la petite fenêtre à croisillon de la minuscule chambre. Elle se rappela que la maison serait devenue trop petite pour accueillir la vie désirée, se demandant si cela expliquait ce qui la tenaillait avec brutalité. Suivant son corps, son esprit vacilla et elle tenta encore de s'agripper à ce présent incertain qui lui résistait, ses ongles bien trop courts pour qu'elle y trouve prise. Puis, comme un baiser lointain, elle entendit l'écho d'un roulement qui sombrait chaotiquement vers un vide. Elle se leva avec précaution, s'approchant craintivement de la fenêtre et, à présent, personne n'aurait pu séparer les larmes sur son visage de la pluie sur les carreaux. Plus loin, après le virage qui domine d'aplomb la gorge abrupte, en contre-bas, dans le peu d'eau encore calme du ruisseau, malgré la pluie violente, il semblait presque se reposer de l'accumulation de ses nuits trop courtes, la tête posée sur un lit de rocher. Autour de lui l'eau s'écoulait en succion grinçante, tournoyant sans pudeur en un siphon obscène. Dans la spirale de son flot, elle emportait mollement un mince filet de sang rouge qui se diluait progressivement comme une volute d'âme qui s'évapore définitivement d'une blessure à la vie. Le moteur s'était tu.  

Elle ferma les yeux en même temps que lui, et chacun, en ses paupières, scella cet instant qui ne s'écoulerait plus en tourbillon de vie. Et de cet amour même, profondément ancré en chacun d'eux, désormais, il ne survivrait rien. Pas même un autre espoir.

 

par Minuitdixhuit
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