2007-09-30-copierB.jpg

Un blog
juste pour que je fasse
mon intéressant.
   

Album de mes dessins

C'est moi !

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

     Les dernières nouvelles du blog...
30 septembre 2007 : Pas maintenant Antonio !

   
Détresses
Des nouvelles pas très gaies parce que ça arrive de naître pas très gai...
La bonde (29 juin 2007)    Elle (20 juin 2007)

  
Mademoiselle O
Des nouvelles à vocation érotogène...
La mini-jupe rose (6 juillet 2007)
  Le campanile (25 juin 2007)

    
Chroniques
Ce ne sont pas des billets d'humeur...
Des observations sous forme d'histoires sur la vie d'hier, de maintenant et de plus tard.
Parking (24 juin 2007)

    
Lusiades
Des chroniques portugaises en versions françaises et portugaises traduites par Ethy'.
Encore des histoires sur la vie, spécifiques au Portugal.
Pas maintenant Antonio ! (30 septembre 2007)
Bientôt traduite en portugais par Eth'y

   
Pinupe
Juste pour donner la possibilité de réagir en laissant un commentaire sur mes Pinupe
et même de me donner des idées ! Des petites e-connes à claquer !
Secouez-moi pas !!! (15 juin 2007)

   

Résumé des épisodes précédents...
   

La voiture du senhor João Caetano Ribeiro da Silva Morais dos Santos n'a jamais démarré du premier coup. Elle n'a jamais démarré du second non plus. En tout cas depuis quatorze ans que je la vois stationnée dans la petite cour pavée de calcaire blanc du bas de notre immeuble délabré, je n'ai jamais entendu le son de son moteur.

Le senhor João Caetano Ribeiro da Silva Morais dos Santos que je vais désormais appeler João, parce que je le connais bien, est huissier au Ministères des Finances, c'est-à-dire qu'il ouvre et ferme les portes des salles de réunion, après avoir vérifié que le nombre des chaises présentes était adéquat. C'est dire qu'il s'y connaît en Finances, mais aussi en Affaires Étrangères et Intérieures parce que son Excellence notre Président du Conseil, le Grand Homme, cumulait ces fonctions, comme il se doit pour diriger un pays certes pauvre en population mais riche en politique. Cumulait, parce qu'en ce moment il ne se sent plus très bien. 

Le senhor João n'a sans doute pas plus que cela le goût des couloirs ministériels mais il doit bien faire vivre sa famille, Alda son épouse, Amália et Anália ses jumelles adolescentes et comme, il faut le dire, sa fonction ne lui cause pas de surmenage intense il peut, une fois chez lui, se consacrer à son passe-temps favori : encaustiquer son automobile.

Ce n'est pas une automobile luxueuse, tout au plus pourrait-elle véhiculer étroitement jusqu'à la plage de Carcavelos, c'est un lieu modeste, sa silencieuse femme et ses filles qui doivent certainement être bien mignonnes en maillot de bain - je les entrevois parfois furtivement en petite culotte, aussi belles que leur mère, parce que la fenêtre de leur chambre est à gauche de la mienne, sur le côté de la cour - en plus du parasol, du panier à provisions, des bouteilles et du brasero pour les sardines. C'est que nous sommes déjà en avril, et avril au Portugal… 

25Avril.jpgCe n'est pas une automobile luxueuse mais, de tout l'immeuble, il est le seul à en posséder une. Moi, par exemple, qui gagne ma vie en faisant quelques piges policées pour les journaux autorisés je n'aurais pas les moyens d'en posséder une, et pourtant, bien qu'à peu près de l'âge du senhor João, je n'ai pas de charge de famille.

Je ne me rends pas souvent au café mais j'y ai de bons amis qui m'accueillent chaleureusement et nous nous disputons avec véhémence parce que je supporte "Le" Fotebal Clube do Porto et eux "Le" Benfica. Nous ne parlons jamais d'autres choses, et surtout pas à voix basse. 

Le senhor João y vient invariablement tous les soirs, quand il a terminé de briquer ses enjoliveurs. Mais il ne dit mot. Il boit silencieusement et solitairement une unique cerveja, puis rentre à vingt-trois heures précises. Quand je ne viens pas au café c'est qu'Alda m'a rejoint dans ma chambre en prétextant une course, pendant que les jumelles délurées font semblant de repasser leurs leçons en fumant à la fenêtre des cigarettes bout-filtre et en écoutant des chansons américaines sur leur tourne-disques.

Ce matin, j'ai entendu sur Rádio Renascença, "Grândola, vila morena, Grândola, ville brune". Rádio Renascença est une radio catholique. Ce n'est pas que je sois pratiquant, ni même que je possède une radio, mais les cloisons de l'immeuble son tellement minces que j'entends distinctement le programme qu'écoute senhora Mendonça ma voisine, tendre et vieille veuve un peu bigote mais généreuse et plutôt d'une tolérance discrète envers mes propres débordements. Il faut dire qu'elle a vécu sa jeunesse à Rio.

Et puis, un peu sourde, elle a monté le son quand un speaker d'occasion a invité fermement dans des crachotements électriques à ce que chacun garde son calme et reste chez soi. Tout le monde a tout de suite compris et certains plus vite que les autres car le senhor João a dévalé quatre à quatre les escaliers bruyants et a tenté de faire démarrer son auto à grands coups de manivelle. J'ai eu beau lui crier par la fenêtre "Senhor João, ils disent de ne pas sortir…", il a traversé le porche à toutes jambes, bondissant comme un lapin des collines d'Alentejo.

On a frappé à ma porte. C'était Alda, pâle comme une lune, blottissant ses deux filles hagardes. Elle m'a regardé sans regard.

Je suis allé, au soir tombant, me mêler à la liesse populaire du Rossio, j'ai entendu que la PIDE, la Police d'Intervention et de Défense de l'État, avait tiré et que six morts avaient été dénombrés et qu'elle s'était finalement rendue au Mouvement des Forces Armées et qu'à présent la chasse aux délateurs commençait. Les capitaines du printemps des œillets n'avaient pas usé d'une seule balle. Une révolution douce. Une douce révolution.

Je suis rentré au matin un peu ivre d'un présent nouveau à vivre maintenant. Quatre hommes excités et armés tambourinaient furieusement la porte du senhor João Caetano Ribeiro da Silva Morais dos Santos.

Alda et ses filles sont en sécurité dans ma chambre. Elles y dorment paisiblement. Je me suis penché par la fenêtre. J'ai pensé qu'il faudrait peut être que je passe une peau de chamois sur les chromes de la voiture du senhor João. J'ai regardé Alda et les filles. Non. Il va sûrement rentrer. 

Ne serait-ce que pour son automobile.

par Minuitdixhuit
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Traduction d'Ethy'.

O carro do senhor João Caetano Ribeiro da Silva Morais dos Santos nunca arrancou à primeira. Nem nunca arrancou à segunda. Em todo o caso, em catorze anos que a vejo estacionada no pequeno pátio de pavimento de calcário branco por baixo do nosso prédio deteriorado, nunca ouvi o som do seu motor.
 

O senhor João Caetano Ribeiro da Silva Morais dos Santos que daqui adiante chamarei de João, porque conheço-o bem, é oficial de diligências no Ministério das Finanças, ou seja, abre e fecha a porta das salas de reunião depois de ter verificado que o número de cadeiras efectivas estava adequado. É prova que está à par das finanças mas também dos Negócios Estrangeiros e Interiores, porque sua Excelência, o nosso Presidente do Conselho, o Grande Homem, acumulava estas funções como deve ser para dirigir um país que se bem pobre a nível da população, é rico em política. Acumulava, porque de momento, já não se sente muito bem. 

25Avril.jpgO senhor João certamente não gosta tanto assim dos corredores ministeriais mas bem tem de fazer viver a sua família, a Alda, sua esposa, Amália e Anália, as suas gémeas adolescentes e como, a bem dizer, a sua função não lhe causa um cansaço extremo, uma vez chegado à casa, sempre pode consagrar-se ao seu passa tempo favorito: encerar o seu automóvel. 

Não é um automóvel luxuoso e mal consegue alcançar a praia de Carcavelos que é um lugar modesto, levando a sua esposa calada e as suas filhas que certamente devem ser muito giras em fato de banho - por vezes, vislumbro-as furtivamente vestidas de calcinhas, tão belas quanto a sua mãe, porque a janela do seu quarto está à esquerda da minha, do lado do pátio - para além do pára-sol, do cesto com petiscos, das garrafas e do braseiro para as sardinhas. É que já estamos em Abril, e Abril em Portugal... 

Não é um automóvel luxuoso mas de todo o prédio, é o único a ter um. Eu por exemplo, que ganho a minha vida escrevendo alguns artigos vigiados para os jornais autorizados, não teria os meios para ter um, e no entanto, se bem que tenho mais ou menos a mesma idade que o senhor João, não tenho família para sustentar. 

Não vou muitas vezes ao café, mas lá tenho bons amigos que me recebem calorosamente e discutimos veementemente porque sou do Porto e eles do Benfica. Nunca falamos noutra coisa, e sobretudo, não em voz baixa. 

O senhor João lá vai invariavelmente todas as noites depois de acabar de esfregar os tampões das rodas. Mas não diz nada que seja. Bebe silenciosa e solitariamente uma única cerveja, depois volta à casa às vinte e três horas em ponto. Quando não vou ao café, é que a Alda foi ter comigo ao meu quarto sob pretexto de uma compra, enquanto as gémeas atrevidas fingem fazer os trabalhos de casa, fumando na janela cigarros de filtro e ouvindo canções americanas no seu gira-discos. 

Hoje de manhã, ouvi na Rádio Renascença, “Grândola, vila morena”. A Rádio Renascença é uma emissora católica. Não é que eu seja praticante e nem rádio tenho mas as paredes do prédio são tão fininhas que ouço distintamente o programa que ouve a senhora Mendonça, minha vizinha, uma viúva meiga e velha, um pouco beata mas generosa e antes discretamente tolerante para com os meus próprios excessos. Devo dizer que viveu a sua mocidade no Rio. Então, um pouco surda, subiu o som quando um locutor imprevisto, a voz abafada por um crepitar eléctrico, convidou firmemente todos a permanecerem calmos e a ficar em casa. Todos entenderam de imediato e alguns mais depressa que outros, porque o senhor João desceu a correr as escadas ruidosas e tentou fazer arrancar o seu carro com grandes maniveladas. De nada serviu gritar-lhe pela janela: “Senhor João, dizem para não sair de casa...”, atravessou o pórtico correndo, saltando que nem um coelho das colinas do Alentejo. 

Bateram-me à porta. Era a Alda, pálida como uma lua, aninhando as suas duas filhas desvairadas. Olhou-me sem olhar. 

Ao cair da noite, fui misturar-me à alegria do povo no Rossio, ouvi que a PIDE tinha atirado e que houve seis mortos e que finalmente se tinham entregue ao Movimento das Forças Armadas e que agora começava a caça aos delatores. Os capitães de Abril da Revolução dos Cravos não tinham usado uma bala que fosse. Uma revolução branda. Uma branda revolução. 

Voltei à casa de manhã, um pouco embriagado de um presente novo a viver agora. Quatro homens excitados e armados batiam furiosamente à porta do senhor João Caetano Ribeiro da Silva Morais dos Santos. 

Alda e as suas filhas estão em segurança no meu quarto onde dormem sossegadamente. Debrucei-me na janela. Pensei que talvez devesse passar uma pele de camurça nos cromos do carro do senhor João. Olhei para a Alda e as moças. Não. Certamente que voltará à casa. 

Nem que seja pelo seu automóvel. 

par Minuitdixhuit
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Voila, j'ai été tagué, une première fois et avant même que j'efface les graffitis, une seconde fois !Tag-B-copier.jpg
La première fois par Joye
http://iowagirl.hautetfort.com

et la seconde par Kris.
http://krisdeblog.hautetfort.com

Alors je me plie volontiers à leurs assauts :

D'abord le règlement passé de blog en blog et que je recopie de mémoire:

Jack Pearson t'écrit : cette Rose, sûr, elle m'aime ! (Celles qui ont tété, dragué, boivent et prirent sur leur bock, ces shoes qui l'aidaient. Crève aussi que la règle ment !).
Ailes, doigts, sans suite, blaguaient : cette paire sonne ! Les émus narraient sourd : l'heure bogue, pis ! l'heure lassait. Un massage les évitant, avenir, lisserait. Gueule ment…

Et la version officielle :
Chaque personne décrit 7 choses sur elle-même (celles qui ont été taguées doivent écrire sur leur blog 7 choses qui les décrivent ainsi que le règlement).
Elles doivent ensuite tagger 7 personnes, les énumérer sur leur blog puis leur laisser un message les invitant à venir lire ce règlement. 


7 choses que je sais de moi…

1 – Je ne sais pas avoir de haine, envers quiconque, même envers la pire des ordures. Ce n'est pas une qualité, je n'y suis pour rien, ce n'est même pas une question d'éducation, c'est une maladie génétique.

2 – J'adore faire un certain nombre de choses en groupe, généralement pour mieux me fondre dans la masse, comme de la musique, la cuisine, l'amour et du roller en ligne.

3 – J'adore faire un certain nombre de choses en solitaire, généralement parce que cela me donne l'mpression d'être unique, comme écrire, dessiner, l'amour et composer de la musique.   

4 – Je suis incorrigiblement menteur, sans doute parce que j'ai du mal à faire la différence entre le réel et l'imaginaire, mais je ne vois pas bien où est le problème.

5 – Je pense que la critique est plus sincère et plus utile que le compliment, ce qui me vaut pas mal d'ennuis, généralement sous forme d'hématomes consécutifs à des croches-pattes rancuniers et mesquinements masculins ou à des coups d'ombrelle instinctifs et terriblement féminins. Je préfère, et de loin, les seconds.

6 –  J'ai gardé de mon enfance aux colonies et des guerres d'indépendance, l'étrange certitude qu'on pouvait être papa et mort de peur, institutrice et égorgée, politicien et une fripouille, soldat et criminel ou soldat et humain, enfant et joyeux de vivre vivant.

7 – Dieu et certains de ses représentants de commerce me déclenchent parfois des crises de fou-rire mystiques qui frisent la béatification instantanée.

 

Et les winners sont :

http://lebulletintamard.over-blog.com/

http://lixds93.over-blog.com/

http://www.parfumdebrisdemots.org/

http://c.butterfly.over-blog.com/

http://contreaddictions.hautetfort.com/

http://tchak.over-blog.fr/

http://jessica.bensaid.over-blog.com/

 

par Minuitdixhuit
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vous êtes allé les voir ? (Sinon claquez l'e-conne ci-dessous...)
Elles vous ont plu - Non ? - Oui ? - SansOp' ?

Pinup06.jpgEn tout cas d
'autres viendront, une ou deux par mois...

Laissez vos commentaires et aussi vos suggestions, vos idées, vos fantasmes, le lien de votre site, votre e-mail, la photo de
(Version femme) vous
presque nue et votre numéro de portable...
(Version homme) votre copine presque nue et son numéro de portable...
(Version extra-terrestre, je prévois tout) ou ce que vous voudrez...

J'en tiendrai compte et je vous promets d'en faire quelque chose !


par Minuitdixhuit
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus