Elle est rentrée à cinq heures
du matin, presque deux nuits entières sans elle.
Je dormais, couché sur le dos, mais son pas a fait le bruit de quelqu'un qui essaye de ne pas faire de bruit. Il m'a réveillé. Je l'ai écoutée qui prenait une douche. Je n'ai pas bougé, elle s'est glissée nue dans le lit, elle avait les cheveux humides, elle ne les sèche jamais, ça éclaircit les rêves, dit-elle. Elle a mis son visage sur ma poitrine, je sais qu'elle aime ça et qu'elle sait que j'aime ça, elle a dit, c'est bien là qu'on est le mieux. J'ai senti les larmes envahir mes yeux. J'ai respiré lentement son odeur, puis je lui ai demandé, tu as envie de faire l'amour, elle a un peu bougé, elle a secoué doucement la tête et m'a dit, non merci monsieur, puis elle a eu l'air de s'effondrer limpidement dans un marasme ensommeillé.
Je n'ai pas pu me rendormir, au matin mon épaule était endolorie de son abandon cruel.
J'ai mis un temps infini à me dégager sans la réveiller. J'ai pris une douche, je suis revenu pour lui dire que je partais travailler. Elle dormait profondément, alors je l'ai regardée dans un instant paisible. J'ai vu qu'elle avait une paupière bleuie et le côté de la lèvre tuméfié, des restes de traces de sang séché sous les narines. Je suis parti en silence.
Maintenant il est bientôt minuit, je ne suis pas rentré, je ne l'ai pas appelée, je suis encore à me perdre dans mes angoisses. Et à la chercher dedans...
S'il avait été de moi, je l'aurai naturellement publié sous mon nom et je n'aurai certainement pas inventé un stratagème pour publier deux fois sur Impromptus en laissant le lien vers mon blog ! Ethy a d'autre part déjà publié sur Improptus un ancien poème en prose que je trouve également remarquable et, d'une manière absolument non équivoque, pas du tout dans mon style.
Quoiqu'il en soit ce texte est bien d'Ethy et je le trouve superbe, raison pour laquelle je lui est demandé de le mettre sur mon blog d'autant qu'elle l'a écrit en Portugais et que j'ai une rubrique bilingue. C'est d'ailleurs elle qui traduit mes textes en allemand et en portugais.
Ce n'est pas moi qui signe "la dame du 12 mai", je pense également, en tant qu'auteur de La Gitane, j'aurai signé de mon propre pseudo ! Je ne sais pas qui est cette dame, ce n'est pas Ehty et bien que d'accord avec la dame en question (tu aurais pu faire référence à mon texte, c'est bon pour mon égo), je me contrefiche qhe l'on inspire de mes nouvelles, je ne me prends pas pour Zola... Voilà, je te laisse le temps de lire cette réponse et puis j'enlèverai le tout car ce n'et pas très en rapport avec la nouvelle "Elle" ci-desus... Bonne semaine. Michel.
Ben non... C'est peut-être ça le problème...
Si tu viens ici, tu en verras souffrir bien d'autres... et des hommes aussi. Promis, puisque tu mets le doigt dessus, le prochain à souffrir sera un homme... J'ai écrit toute une série de nouvelles dans un moment de ma vie où j'étais terriblement en souffrance de coeur et d'âme....
A présent, je me penche plus volontiers sur des histoires moins douloureuses (parce que je suis heureux au Portugal !), en particulier les "Chroniques" et les "Lusiades" que je ne publie que quand elles sont traduites en portugais par ma compagne Ethy'.
Merci pour ce lien musical !!!!!!!
Moi qui suis un inconditionnel de Cabrel (Je le chante à tue-tête) je ne m'étais même pas apperçu de l'influence de son poème (C'est ecrit - SIC !!!!) sur mon texte qui est pourtant une détresse que j'ai vécue et maintenant tu comprends mieux pourquoi "Tes héroïnes, tu en as qui ne souffrent pas de violence ?"...
http://www.radioblogclub.com/open/84430/cabrel/Francis%20Cabrel%20-%20C%27est%20
A bientôt pour te lire sur ton blog que je ne connaissais pas non plus, il est vrai qu'il y a peu de temps que j'ai trouvé cette communauté d'écriture.